Beaux cols Beau col Col de Creu Col de Peyra-Taillade Col de la Molède Chapelle des Buis Col du Beau Louis Port d'Aula Vallon de la Gordolasque Col de l'Oeillon Col de Bancillon Col de Fontbruno Le Chemin du Curé Col du Joly Col Agnel Combe Laval Lac de Cap de Long La Bonette Col de la Sinne Col de Beaufer Authion Col de la Volpilière Chalmieu Barrage du Plan d'Amont Col de Patoux Pic du Montalet
Pour cet article c'est un peu différent que d'habitude, je propose 20 cols à la lecture dans des départements différents. Ils peuvent se faire encore au mois d'Octobre, sauf gros temps ou travaux et cela peut servir à une planification d'entraînements pour 2027 à l'attention des clubs et des cyclos avisés.
Le 1er article est le Col d'Allos (04), pour l'avoir fait 12 fois, je me suis dit que ce serait bien de commencer par lui, ce n'est pas le plus dur du panel mais quasiment. Le dernier est le Ballon de Servance dans les Vosges (88) qui par ses différents accès fait de lui un super col de préparations. Beaucoup de départements sont visités : 06 - 07 - 09 - 11 - 15 - 19 - 26 - 30 -38 -39 - 42 - 43 - 48 - 05 - 65 - 66 - 69 - 71 et 88, il a fallut faire des choix mais ce sont de beaux cols et certains sont à faire, assurément.
Bonnes ascensions si vous grimper encore et si cela vous intéresse pour une planification future, clubs ou particuliers, mes coordonnées sont sur le côté droit sur un ordinateur fixe et en bas sur un smartphone ou une tablette
Col d'Allos
De Barcelonnette dans les Alpes de Haute Provence (04) on débute l'ascension à 1140 mètres d'altitude pour arriver au Col d'Allos à 2247 mètres et c'est 18 kilomètres de grimpée à 6% de moyenne. La route n'est pas très large ce qui rend envoutante la progression. Le Col d'Allos est régulier dans la difficulté et même si cela monte à plus de 10% en pointe à certains moments ce n'est pas rédhibitoire. C'est autant un col plaisir que de préparation, les Embrunman pourront parfaire leur condition.
De Colmars, également dans les Alpes de Haute Provence, la route est plus large et comme on part de plus haut, 1250 mètres, et que le col est plus long, 23 kilomètres, cela monte à 4,5% de moyenne et des pointes à un peu moins de 10%. Mais, le col est coupé en 2, facile pendant la moitié et super dur avant la Station de Ski de la Foux d'Allos et jusqu'au sommet. En été, il y a toujours de la circulation et partir vite fera un effort douloureux dans la seconde partie de l'ascension, on ne sait plus si on est à 4 ou 8 ou 10%, on souffre alors il convient de bien doser son effort, partir tôt entre le 14 juillet et le 15 Aout et cela se fait.
Magnifique des deux côtés, cela reste un "2000" du Tour de France et donc vous ne serez pas seul, le Col d'Allos, comme le dit la formule, est à faire au moins une fois dans sa vie de cyclo.
Col Saint-Roch
Au-dessus de Nice on trouve le Col de Braus, le Col de Turini et, pas loin, le Col Saint-Roch. Il est là, à quelques encablure de Lucéram, un peu plus de L'Escarène, le Col de la Porte est aussi très proche, on est dans les Alpes-Maritimes (06), un département hautement montagneux.
Il y a Lantosque et L'Escarène et Sospel qui permettent de grimper au Col de Turini, les routes sont larges et permettent de faire des heures de vélo et beaucoup de dénivelé, c'est aussi un bonheur en descente. Mais en passant à Lucéram, on peut s'écarter de la route normale et aller au Col Saint-Roch, en montée cela fait un détour et en descente cela fait une descente lente vu qu'il y a beaucoup de virages. Le Rallye de Monté-Carlo passe souvent sur ces routes et c'est un sacré spectacle parce que cela tourne tout le temps.
Le Col Saint-Roch permet quelque chose de plus que la montée simple de Turini, il permet de tourner, virer et faire de la technique en descente ou garder la vitesse devient un jeu de style. On est dans un entremêlement de routes et un super coin pour y faire des préparations, le Col Saint-Roch en étant le symbole.
Col de Teste Rouge
L'Ardèche (07) beaucoup l'on connut avec la cyclo l'Ardéchoise. Des ministres sont venus à ce rassemblement de courageux partir vers un nombre infini de cols. Car des cols en Ardèche il y en a plein et en isoler un plus qu'un autre devient pas évident parce qu'on peut y aller pour en faire beaucoup, ce département tout entier sert à faire les cuisses et permet de faire des journées longues quand on a besoin de faire du kilométrage en montée, on est en prise tout le temps.
Pas de cols de plus de 2000 mètres et une montée de moins de 10 kilomètres est la mode en Ardèche. Le Col de Teste Rouge du haut de ses 1079 mètres n'est pas très haut et on peut y arriver par tellement de petites routes que c'est un col de plus dans la journée. Ce choix parmi d'autres cols vient que le Col de Teste Rouge est irrégulier et se retrouver à plus de 10% devient effrayant parce qu'avant il y a des 3% ou 4 ou 5, pas de quoi effrayer un cyclo qui vient faire quelques cols pour se refaire le coup de pédale avant de partir vers les Alpes et de hauts sommets.
Oui, on vient en Ardèche pour comptabiliser les kilomètres de montées et se retrouver planter sur une petite route, au milieu de la forêt et la rocaille surprend car c'est comme cela tout le long, on respire dès que la pente redevient plus souple et on est en apnée quand cela recommence, les 10 % sont légions dans le Col de Teste Rouge et marquera toutes celles et ceux qui sont venus le faire, il est incroyable ce col Ardéchois à la limite de la Lozère (48) et pourtant cela ne monte pas plus de 10 kilomètres par les différentes routes qui mènent au sommet.
Col de Latrape
Pour le Tour de France, monter le Col de Latrape et finir par une arrivée au sommet à la Station de Guzet Neige est l'assurance d'un gros spectacle car le Col de Latrape, il arrache et la proximité de la station fait qu'il est évident qu'il y aura des attaques.
Pour un amateur, le département de l'Ariège (09) est un terrain de jeu excellent car il y a de gros cols et de gros pourcentages. Le Col de Latrape c'est 5 kilomètres et c'est 8% et un peu plus en pointe, pas besoin de regarder le paysage, ce col se fait avec sa douleur et à son allure parce que même s'il est court il est rude et cela se fait avec la tête dans le guidon.
Le Col de Latrape est tout sauf un col plaisir, on est plus dans la préparation pour celles et ceux qui recherche un effort continue dans la difficulté et, là, il faudra faire les deux versants parce qu'il est court, 5 km donc, et sans répit. Il peut se faire en mode maso parce que le Tour de France y est passé et que l'on a envie de vivre se que ressent un professionnel notamment ceux qui sont tanker par la pente.
Le Col de Latrape n'est ni beau ni pas beau, on n'a pas le temps de regarder le paysage, et çà c'est pour tout le monde, seul le bruit du dérailleur, en début d'ascension, qui va tout à gauche et jusqu'en haut
Col de Valmigère
S'il y a un col qui marque une fois fais c'est bien le Col de Valmigère parce que çà monte, souvent, çà s'arrête, souvent, et çà repart. Il est sublime, au milieu des rochers et avec des vues dégagées. En terme de couleur il y a du rouge, du vert, du gris, sous le soleil c'est resplendissant et çà se marie bien avec la pente, on n'a pas l'impression d'évoluer entre 300 et 700 mètres d'altitude. Le Col de Valmigère se situe dans le département de l'Aude (11), on n'est pas loin des Pyrénées et çà se voit mais généralement on n'est plus haut pour voir cette diversité de paysages.
Le Col de Valmigère est un multi versants, il y a beaucoup de routes pour arriver à son sommet. On peut y arriver de Bouisse à 10 km à l'Est, de Belcastel et Buc au nord à 15 km au Nord, Véraza à 10 km à l'Ouest, à l'Ouest également Alet les Bains à 13 km, et Arques à 6 km au Sud
C'est beau et en faire plus est possible et instructif car on passe de 4 à 7 % très régulièrement, le multi versants est quelque peu irrégulier, c'est enrichissant pour l'entraînement et l'adaptation à la montagne. Certains s'arrêterons quelques temps et d'autres partiront vers les Pyrénées et des cols plus haut, les deux sont possible mais le Col de Valmigère concentre de belles pentes dans un écrin sublime et qui se suffit à lui même et comme il est discret cela permet de faire son entraînement dans le calme et même en hors saison. Comme photos à faire, il y a quelques châteaux, je vous ai laissé le choix de le faire car çà fait partie aussi du spectacle du coin. Et si d'aventure vous êtes triathlètes ou aimés les plongeons dans la Méditerranée, elle est à 80 kilomètres et c'est magnifique aussi.
Col du Croiset
Le chef-lieu du Cantal (15) est Aurillac et 2 kilomètres au-dessus il y a un col marrant où l'on y croise des vaches dans les champs, une aire de pique-nique en haut et des pourcentages jusqu'à 15 %.
Le Col du Croiset est un col apéritif, un cadeau de fin de sortie vélo et c'est bien connu le saucisson ramène des protéines dans le corps, les cacahuètes refait le plein de sel et des lipides perdues pendant une belle sortie vélo et la bière pour réhydrater le corps et retirer les crampes, la diététique dans ce qu'elle a le plus de saveur.
Il y a des cols de renoms dans le Cantal, comme le célèbre Pas de Peyrol et l'arrivée au sommet à Le Lioran, que les coureurs du Tour de France ont déjà emprunté à plusieurs reprises, mais c'est loin d'Aurillac, le Col du Croiset est un effort brut, tout le long, il faut aimer les gros pourcentages et même si son kilométrage peut paraître court, quand on arrive en haut on est content.
Une fois l'effort fait, redescendre en roue libre à Aurillac est une évidence mais pour faire revenir le sang dans les cuisses continuer à rouler un peu, tranquillement, en récupération fera du bien après l'effort sympathique que l'on se sera imposé. Moi, après, je suis remonté à pied faire les photos, j'en ai mis 3 mais, la photo des vaches je me la garde, leurs regards m'a ébloui et, qui sait, vous aurez aussi leurs encouragements.
En le faisant à pied je me suis rendu compte qu'il est mignon ce col en fin de compte car lors de la montée on regarde le pneu et on est content quand çà se termine.
Col du Bos
Le Col du Bos se situe dans le département de la Corrèze (19) et il est très proche du Suc au May. Il y a 2 km qui les séparent et irrémédiablement un cyclo y montera. Pourtant, le Suc au May n'est pas sur la route principale qui va de Lestards à Madranges, il est un peu à l'écart.
L'ascension du Col du Bos se fera dans le vert, des arbres, de la végétation, tout est vert mais il y a des rivières, des ruisseaux et même des rûs, seul le vent et les oiseaux viennent troubler cette quiétude. Il y a des gros pourcentages notamment en venant de Madranges, plus de 10% mais ce qui est bien dans ce coin c'est la diversité.
Partir de Treignac, de sa base de loisirs par exemple, et suivre le Suc au May, çà monte, çà descend, çà repars et on peut même finir en faux plat, c'est étonnant pour un col. Il y a plein de panneaux de circulation, c'est bien indiqué et monter une première fois le Col du Bos permet de comprendre les lieux car avec un GPS pour certains ou une bonne mémoire pour d'autres, aller à Madranges donc, Veix au Nord ou Chaumeil au Sud et évoluer dans un terrain ou se fixer une allure est compliqué, on ne fait que de la relance quand on monte au Col du Bos et ses environs.
Pas besoin de 12% ou même d 15%, à la fin de la journée on est fatigué. Le Col du Bos n'est pas régulier quelque soit la ville ou l'on part, ou l'on passe et ou l'on va, il faut s'adapter et le mieux est de tout faire, dans un sens puis dans l'autre et s'arrêter quand on est presque fatigué car il reste encore 2 kilomètres pour arriver au Suc au May.
Col de la Croix
Il y a des cols notoires dans le Vercors notamment le Col de la Machine ou le passage par Combe Laval fait frissonner les cyclos mais aussi les motards venus de loin pour voir cette merveille. Les villes tel que Rousset en Vercors, Bouvante et même Omblèze sont connues par les cyclos car il y a une telle concentration de cols que l'on y passe irrémédiablement.
Des Cols de la Croix on en trouve beaucoup et le plus connu est en Suisse. Le Col de la Croix dans le Massif du Vercors n'est pas une évidence, il part soit de Beaufort sur Gervanne soit de Saint Andéol, les deux villes étant dans le département de la Drome (26). Il y a bien des pointes à 8%, à 9% mais ce n'est pas si difficile que cela et même le kilométrage de 7 km n'amène à l'extase. Ce qui fait du Col de la Croix si attachant c'est que le calme y est absolu, çà tourne moins, on peut s'appesantir sur ce qu'il y a autour.
Une belle route, une pointe d'un château en ruine, une végétation bien dense, une rivière, une fontaine, des collines tout autour et même des rochers qui font dévier la route, le Col de la Croix cache bien ses charmes et comme cela se fait dans une montée somme toute agréable et sans piège, çà monte mais ce n'est pas violent, on progresse tranquillement, dans un rythme régulier et serein. Il y a des bornes avec le pourcentage moyen du prochain kilomètre dans le Col de la Croix, comme un grand col, il n'est pas oublié.
Le Col de la Croix dans le Massif du Vercors et dans le département de la Drome (26) n'attend plus que les cyclos pour continuer à voir du beau et même s'il faut aller le chercher après avoir fait les plus connus des cols du coin, le Col de la Croix vaut le détour.
Col du Bourricot
Il y a un col dans le Gard (30) qui s'appelle le Col de Bourricot. Il y a certainement une explication concernant le nom, cela peut faire rire mais une fois arrivé en haut on s'aperçoit que le Col du Bourricot il est super beau.
Bien caché par le Mont Bouquet qui est juste infernal pour les cuisses, le Col du Bourricot a des paysages exceptionnel, des pourcentages un peu plus souple et plusieurs accès pour arriver à son sommet. Le Mont Bouquet est à 1 km de montée en plus et 10% de moyenne, ce peut être la cerise sur le gâteau pour celles et ceux qui s'épanouissent dans la difficulté, Le Mont Bouquet c'est 10 % de moyenne et des pointes à 17 %.
Avec son joli nom on peut donc monter au Col du Bourricot sur des routes bien dégagées et les jours où le soleil tape, on crève de chaud. D'un autre côté on en prend plein les yeux et pendant quelques kilomètres c'est dur mais c'est magnifique. Il n'est pas très long, 6 km de Navacelles, 6 km de Brouzet lès Alès, 5 km de Seynes mais le spectacle arrivé en haut mérite que l'on fasse tous les versants, çà piquera les cuisses car plus de 10%, en pointe heureusement, c'est quand même quelque chose, le Col du Bourricot conjugue beau et difficulté et c'est ce qui fait son charme.
Le Col du Bourricot est un col discret, sauf son nom évidemment, difficile dans l'effort et chaud sous le soleil mais c'est un col ou l'on peut prendre du plaisir à regarder tout ce qu'il y a autour, de la végétation, les rochers et l'ambiance western qui va avec. Après continuer au Mont Bouquet sera un effort supplémentaire mais quelque soit le versant d'où l'on vient, le dernier kilomètre Col du Bourricot vaut vraiment la peine de monter, c'est une pépite cachée assurément.
Col du Granier
Le Col du Granier se situe dans le département de la Savoie (73) et c'est du sérieux quelque soit le versant par lequel on monte.
Quand çà monte moins notamment par le versant de Chapareillan, çà monte quand même pendant 11 km à 8% de moyenne
De Chambéry c'est plus souple mais çà fait 16 kilomètres
Il y a tellement de routes qui vont au Col du Granier que la possibilité de finir la journée au Château de Bellecombe amène du réconfort après un effort certain. Parce que les routes qui y monte, il y en a tellement que cela devient un défi de tout faire. Globalement, le Col du Granier propose une régularité de pente assez savoureuse, un cycliste averti, un triathlète longue distance et même un cyclo youngTimer se feront plaisir car on cale une allure et on monte, pas de piège dans le Col du Granier, çà dépasse un peu les 10 %, ici ou là mais rien de compliqué pour celles et ceux qui ont l'habitude des ascensions multiple.
Hors saison c'est possible de monter car il n'est pas très haut, les 1134 mètres donne l'impression que c'est possible mais c'est plus un col de Mai et Juin, le Col du Granier est un col de préparation, exigeant, et le challenge de tout faire devient réalisable mais une fois sortie de Chambéry on se retrouve dans la circulation, les routes transversales et les nombreuses possibilités d'accès permettent de faire de beaux efforts mais il convient de bien planifier ses sorties avant, ce col est un véritable couteau Suisse.
Col du Tour de France, le Col du Granier est très intéressant quand on sait ce que l'on veut faire, une ascension le week-end ou deux et le bénéfice est réel et comme il y a de beaux coins, c'est un col agréable.
Col de la Bucle
Le Col de la Bucle se situe dans le département du Jura (39) entre Morez et Morbier et si on va au Col de Bucle c'est aussi pour échapper à la circulation.
En partant de Morbier ou de Morez on se retrouve sur une route large, il y a des aqueducs c'est plutôt accueillant comme paysage mais on se lasse vite de cette route parce qu'il y a du passage. Même si le Col de la Bucle n'est pas très long, de la gare de Morbier cela fait 4 kilomètres et çà commence sur la Nationale N5. C'est brutal dès le début mais çà ne dure pas très longtemps. Au croisement avec la Départementale D18 on se retrouve entre deux entrepôts, c'est quoi ce col ? Cela repars encore mais c'est hallucinant. On se retrouve au milieu d'une forêt dense, plus un bruit, à tout moment on a l'impression que des animaux peuvent surgir et tout cela à 8%, c'est irréel comme sensation et au bout d'un kilomètre cela devient plus doux, 3,5% et aussi pendant un kilomètre. Cela fini à 10% pour le dernier kilomètre, tout est normal et c'est d'un sombre cette grimpée. L'arrivée finale se fait à un totem avec un petit panneau "Col de la Bucle 990 mètres", c'est fini, ce col est inclassable.
Il n'y a qu'avec Google Maps ou avec un local que l'on peut aller au Col de la Bucle. Ce col laisse des sensations particulière car il n'est pas difficile malgré ses reprises et ruptures de pentes, il n'est pas long mais ce qui marque c'est le contraste entre la Nationale et la Départementale, en partant de Morbier il faut tourner à gauche et j'ai eu peur tant il y avait de voitures. Après c'est l'inconnu et quand on voit les deux entrepôts c'est certain on pense que c'est un canular. Le plus étrange c'est que l'on a envie d'aller en haut en se demandant ce qu'il y a dernière chaque virage. Le Col de la Bucle est à faire pour tout les curieux.
Col de la Croix Ladret
La première impression que l'on peut se faire quand on va dans le Forez c'est que les cols y sont longs. Ce n'est pas un massif pour les débutants mais certains cols sont accessibles, il faut simplement caler le coup de pédale et monter à son rythme car beaucoup de cols dans ce coin là se font au tempo, pour les novices comme pour les expérimentés.
Le Col de la Croix Ladret se situe dans le département de la Loire (42) et on va tranquillement vers le département du Puy de Dome (63) juste à côté. Il y a plusieurs routes qui montent à ce col mais de Sail sous Couzan c'est 13 km à 5%. Cette montée est plaisante et si on arrive à caler une allure on peut aller au Col du Béal, un bon souvenir, 15 kilomètres plus loin en passant par Chamazel, là çà commence à chiffrer. Sur le parcours on y croise des vaches, des chevaux, de la campagne à profusion, des pistes de ski (toute verte en été) entre les sapins et si vous croisez un cycliste il faut prendre une photo, moi je n'en ai pas croisé. Cette destination n'est pas évidente car cela dit que ce n'est pas assez pentue mais l'attrait d'en rajouter est bien réel et en préparation on peut faire un col long tout les jours.
Le Col de la Croix Ladret peut être un col de passage mais cela peut se faire si on n'a pas encore beaucoup de cols à son actif, que l'on cherche à aller loin et un peu haut, ce qui est certain c'est que l'on évolue dans le calme et les paysages sont reposant, un vrai cadre de paix et rien n'empêche après d'aller dans les Alpes ou continuer à faire tout ce qu'il y a dans le coin, les cols ne sont pas très pentu mais ils sont longs
Mont Mouchet
Le Mont Mouchet se situe dans le département de la Haute Loire (43) et c'est avant tout un lieu historique. Pendant la 2e Guerre Mondiale, en Juin 1944 des maquisards moins bien armés et moins nombreux ont affrontés l'armée allemande qui remontait vers la Normandie. Les batailles fut intenses et le 20 Juin 1944 les maquisards décrochent et se disperses, ils auront tenus plus d'une semaine.
Cela fait quelque chose d'arriver en haut du Mont Mouchet, c'est prenant, on est plus dans le sport mais dans l'hommage. Il y a plusieurs accès pour y monter, c'est difficile parfois mais une fois parti, il faut arriver en haut. Le Mont Mouchet est rattaché à la commune de Auvers (code postal 43300) à 4 km de là. On peut y arriver par Ruynes en Margeride à 17 km du Mont, de Paulhac en Margeride à 4 km, de Saugues à 22 kilomètres, le Mont Mouchet étant le point culminant du Massif de la Margeride à 1497 mètres, cela monte tout le temps quelque soit la ville d'où l'on vient mais c'est à faire sérieusement car l'arrivée au sommet, avec le haut monument, rappelle l'importance des lieux et de se qui s'est passé.
Col du Serre du Pradel
Il y a du choix dans le département de la Lozère (48) et c'est comme cela que je me suis retrouvé en préparation, il y a longtemps, au Mont Aigoual et c'est un bon souvenir. Les Cévennes c'est très vert et quand on regarde une carte routière on s'aperçoit qu'il y a peu de lignes droites, çà tourne beaucoup même sur les Nationales, tout le département est comme cela, car la route contourne les rochers, la route contourne les cours d'eau, la route respecte la nature. C'est ce que l'on voit sur le terrain et en descente on est vigilant tout le temps, c'est une vraie richesse.
Le Col du Serre du Pradel n'échappe pas à cette construction, vert et sinueux pourtant il est un peu isolé, il se situe au Sud de la Lozère, à 50 km de Mont Aigoual et les deux versants que sont Saint Germain de Calberte et le Collet de Dèze ne sont pas totalement différent, les difficultés, le kilométrage, les pourcentages sont différents des autres cols mais c'est la même configuration, on monte à son allure et on pilote en descendant, ce qui fait que l'on est toujours en prise tout le long de l'effort.
Le Col du Serre du Pradel est régulier à 5% sur les deux versants sur un peu moins de 10 kilomètres, c'est clairement un col de début quand on arrive dans les Cévennes mais il a un grand panneau (sur fond vert) en bas, des bornes pour prévenir du pourcentage du prochain kilomètre, il est traité comme un grand col, c'est confort quand on vient dans ce coin ou il y a tellement de richesse qu'il est difficile de faire un choix.
Le Col du Serre du Pradel est plaisant, reposant dans sa verdure, en venant ici c'est le calme que l'on trouve et çà permet de travailler, se préparer tout en prenant du bon temps, c'est un col moyen mais tellement dans ce que l'on vient chercher, du pur Cévenol, quand on fait une préparation il est indispensable de le faire et, après, aller au Mont Aigoual, c'est plus long, plus pentu mais dans la descente on pilote aussi.
Col du Granon
Le Col du Granon se situe dans le département des Hautes Alpes (05) et c'est clairement le plus dur du panel. On peut le comparer un peu au Mont Ventoux, il ne sert à rien qu'à s'exploser quand on est amateur et dans une préparation il est préférable de bien planifier ses entraînements car il est très énergivore, en cas de défaillance c'est infernal. Il n'y a qu'un seul versant routier qui part de Briançon.
Le pourcentage maxi du Col du Granon est de 12%, pour un grand col on pourrait se dire que ce n'est pas beaucoup mais le pourcentage mini à partir de Saint Chaffrey est de 7,5%, il n'a pas de répit ce col mais comme il a été gravit par les coureurs du Tour de France, beaucoup de cyclos sont partis le faire et il laisse des souvenirs impérissables.
Côté chiffre ce n'est pas mal aussi : 16 km de long mais le plus gros est sur 12 km, plus de 1000 mètres de D+, un sommet à 2413 mètres ce qui le met dans le Top 10 des plus hauts cols de France, 9 km à 9% au milieu du col peu de géants on cela et il y a la descente que j'ai trouvé rapide et piégeuse. Arrivé en haut, un grand plateau et du vent qui s'enfile comme un manteau autour de vous et il faut redescendre, tout de suite, pas le temps de savourer car ce qui est le plus énorme dans ce col c'est qu'il faut garder la chaleur tout le temps, même une petite flamme, sinon on peut s'esquinter la santé / chuter dans la descente, le Col du Granon rentre dans la tête et n'en sort plus et la lucidité est le plus important, il vaut mieux faire demi-tour et rentrer.
J'ai adoré ce col car mes limites ont été atteintes et dans la descente plus je me rapprochais de Briançon plus je freinais car je savais que la chute n'était pas loin, il s'est mis dans ma tête et il y est resté, le Col du Granon est à faire si on est sûr de pouvoir le faire sans mal.
J'aurai pû mettre cet article après le Col d'Allos (04), dans l'ordre des départements mais le mettre sur la fin est voulu car il faut faire beaucoup de cols avant d'affronter le Col du Granon.
Col de Mazouau
Il y a des cols partout en France et si dans certains départements on se demande pourquoi, dans le département des Hautes Pyrénées (65), il y a de gros cols, des moyens et même des petits. Le Col d'Aspin (à 1489 mètres d'altitude) et le Col du Tourmalet (à 2115 mètres d'altitude) sont des classiques du Tour de France, Le Col de Beyrède (à 1417 mètres) en face du Col d'Aspin est moins évident pourtant c'est du Pyrénées classique avec des pentes à plus de 15 % et infernal tout long. Mais l'attrait des Pyrénées, un peu plus que les Alpes on peut le dire, c'est qu'il y a de jolis coins campagnes et des routes d'échauffement, il faut simplement savoir avant que l'on peut se retrouver, ici ou là, à plus de 10 % quand çà commence à monter, les deux sont inéluctables.
C'est comme cela que si le lendemain (ou le surlendemain) après l'ascension du Lac de Cap de Long, vous vous retrouver au Col de Mazouau, c'est normal et comme moi vous prendrez des photos car il est beau et tellement ressourçant.
Je l'ai trouvé en venant de Gazave (à l'Est du col), par la D526 et la D26 et, à un moment, je me suis retrouvé face à un panneau de col, sans avoir l'impression d'avoir monté. J'aurai pû être en Normandie ou partout ou on trouve des vaches et de prés mais c'est bien en Hautes Pyrénées que je me trouvais. La descente à Bazus Neste (à l'Ouest du col) fut plus instructive car parti à petite allure, je pris de la vitesse soudainement, 11% çà aide même si c'est que sur quelques mètres ; arrivé au Col de Mazouau par de belles lignes droites bien plate, là le contraste fut saisissant, il y a bien un col, celui de Mazouau mais seulement en venant de Bazus Neste. 2 kilomètres plus bas, je me retrouve sur un pont avec une rivière en dessous, j'avais aussi l'impression d'être en Normandie. L'histoire aurait pû s'arrêter là mais je suis remonté car j'avais envie de m'enfiler un 11 %, je ne sais pas combien de mètres il fait mais ce haut pourcentage a bien chauffer mes cuisses. Étant convaincu que personne ne me croirait je suis redescendu et j'ai pris des photos avec mon smartphone, quelle histoire.
En quittant le pont et la rivière à Bazus Neste, la forêt est dense et ne laisse passer que peu de lumière, on se retrouve dans une ambiance d'un col. La pente se raidit en haut mais çà n'a pas beaucoup d'importance car il est court ce col de Mazouau, il n'y avait pas de panneau de signalisation matérialisant le fameux 11%, personne ne va me croire. Ce fut une expérience enchanteresse, j'avais compris pourquoi il y avait un col ici (et son panneau de col) en venant de l'autre côté ce n'était pas évident. Le Col de Mazouau est à 632 mètres, des altitudes que l'on trouve en Bourgogne mais, là, on est dans les Hautes Pyrénées
Puigmal 2900
C'est une histoire triste parce que Puigmal 2900 était une station de ski qui a cessé son activité en 2023, elle se situe dans le département des Pyrénées Orientales (66) un bien beau département avec beaucoup de sommets hauts. La route est dans un état moyen et pourtant si on va au bout on monte à plus de 2000 mètres, c'est clairement fait pour les chasseurs de cols, celles et ceux qui montent et descendent là ou il y a des routes dans tous les états, dans tous les départements, ce sont des aventuriers qui ont la passion de la montagne dans la peau. Comme ce sera compliqué de se renseigner, il vaut mieux mettre des pneus renforcés.
On trouve des vaches au milieu de la route, classique dans les Pyrénées, une route large, quelques voitures, certainement des randonneurs et quelques paysages mais c'est un peu vide quand même.
La montée est rude et comme la descente peut être lente du fait de l'état de la route, on doit garder des forces tout le temps, c'est calme, il n'y a que sa propre douleur qui fait du bruit mais c'est bon pour le moral. Venir à Puigmal c'est un acte de courage, à faire uniquement l'été et pour se préparer, il faut aimer se faire mal et vouloir aller en haut, les paysages pourront aider car c'est bien dégagé et savoir que l'on est sur une route qui mène à plus de 2000 mètres d'altitude, çà motive d'autant que le Tour de France, et d'Espagne (qui c'est juste à côté) ne viendront jamais, c'est seulement pour les amateurs. Faut être un peu maso quand même mais une fois l'ascension faite on peut dire que l'on est un aventurier.
Col de la Casse Froide
Le Col de la Casse Froide se situe dans le département du Rhône (69) et on y passe par hasard parce qu'il y a plein de routes qui passent pas loin, qui vont autre part et parce qu'il y a plein de cols tout autour dans des paysages qui donnent envie de pédaler.
Il y avait un cheval blanc au milieu d'un chemin, d'un pré et comme le coin est joli, la photo aussi, j'ai continué et suis arrivé au sommet. Il y a du très dur dans l'ascension du Col de la Casse Froide, çà va à plus de 15 % mais comme il y a beaucoup de routes on peut passer à côté.
Ce col on tombe dessus quand on veut tout faire, une grosse préparation avec de gros pourcentages, des kilomètres de montées et comme il n'y a que peu de plat, on monte et on descend tout le temps.
Le triathlon, quand l'eau à 15° ou moins ce n'est pas terrible, alors avant que la saison commence on peut se retrouver dans le Beaujolais ou les Monts du Lyonnais et se faire beaucoup de cols mais surtout les cuisses et, inévitablement on passe au Col de la Casse Froide. Une fois fait, c'est certain, quand on revient avec des entraînements précis, on y repasse parce qu'il a ce petit truc en plus, des paysages, des vignes cela va de soit mais aussi de la pente, du kilométrage, on passe du Nord au Sud et il y a de l'attrait. Il y a de la forêt et avant la saison de triathlon il peut pleuvoir, ce n'est pas grave car c'est de la préparation, quand a fini on s'arrête et le bénéfice est énorme.
Du haut de ses 739 mètres, c'est un col moyen-haut pour le coin mais çà permet de descendre à moins de 300 mètres et on remonte après, c'est inéluctable. Véritablement LA montagne pour les triathlètes on y trouvera aussi des baroudeurs vu que c'est leur terrain de jeu et qu'il a tout ce Col de la Casse Froide et notamment un petit charme qui fait toute la différence, c'est magnifique d'évoluer dans ce col car en préparation on va à l'essentiel et le nez dans le guidon.
Montagne de Dun
C'est encore une grimpée de dingue, cette fois ci elle se situe dans le département de la saône et Loire (71).
Il y a un replat au milieu de la Montagne de Dun, en montée çà permet de souffler et de regarder ce qu'il y a autour et, la descente venue on fait les photos de ce que l'on a vue sur le replat car, sinon, et même si çà ne monte que 4 km, on regarde son pneu ou le guidon, pas loin devant c'est certain car la Montagne de Dun c'est gros pourcentage, plus de 15 %.
Entre Chalon sur Saône et Macon, il y a quelques cols, c'est le cas de la Bourgogne où l'on trouve de quoi s'amuser. C'est vallonné et au milieu des vignes c'est très plaisant. La Montagne de Dun c'est un énorme aqueduc et quand on passe devant il impressionne et devant soit la Chapelle de Dun est le sommet à 708 mètres. On navigue dans le spectaculaire et dans des pentes ahurissantes, elle est énorme cette montagne, les photos il vaut mieux les faire en descente et sur le replat.
La Montagne de Dun est un effort qui se planifie et l'échauffement est long, on peut se claquer même sur 4 km. C'est avec un local ou en cherchant sur le net que l'on découvre cette montée, il y en a qui ne s'épanouissent qu'après 15 % car même si cela n'a pas l'air naturel que d'aller dans le département de la Saône et Loire, cette montée monumentale reste dans tous les esprits.
Ballon de Servance
Le Ballon de Servance se situe dans le département de la Haute Saône (70) et on peut y venir du département des Vosges (88). C'est un multi versants et il est taillé pour faire des préparations.
Quand on n'a pas beaucoup d'argent et que l'on se lance dans la compétition avec de la montagne ou que l'on fait des triathlons notamment des Longues distances trouver un terrain de jeu pour quelques jours comme un week-end prolongé, trouver le lieu qui vous permettra de vous rassasier n'est pas toujours aisé. Le Ballon de Servance n'apparait pas comme une évidence surtout que ses voisins s'appellent "La Planche de la Belle fille" et "Le Ballon d'Alsace", le Grand Ballon est à 40 km.
Il y a les grands axes comme celui de Le Thillot au Nord, Plancher bas au Sud, Sewen à l'Est et Servance à l'Ouest mais que ce soit par Bellonchamp, Miellin, Belhafy et le Haut-du-Them on va plus à l'essentiel et les gros pourcentages sont nombreux, ils se cachent. Mais Le Ballon de Servance s'avère irrégulier et en plus d'être très bien pour les préparations, il faut s'adapter aux changements de pentes et comme çà tourne beaucoup on ne sait pas ce qu'il y a après le virage, c'est la surprise. Les replats sont les bienvenus car on peut relâcher l'effort, boire et manger. Ce qui apparait comme un 1er col avant d'aller vers ces illustres voisins devient peu à peu un piège, il faut trouver par quel versant on commence et se perdre dans ce tumulte de villes, il devient formidable à ce moment là car on peut en faire beaucoup, aller chercher ses limites et faire du kilométrage, le Ballon de Servance est taillé pour les préparations et pour la longue distance, il vaut mieux savoir par où l'on passe avant de partir.
Côté paysages c'est très boisé et certaines routes ne sont pas très large, l'ambiance devient étrange surtout quand il pleut, le Ballon de Servance est un col de travail et même s'il y a quelques vues plongeantes et des villages traversés, il est beau quand on arrive en haut. 1216 mètres, à moins que ce soit 1156 mètres, il y a une base militaire en haut, le Ballon de Servance n'est pas très haut, il peut se faire hors saison mais si la météo est pluvieuse même beaucoup de jour auparavant, la route peut être grasse et les descentes piégeuse.
Il y a une différence entre les grands axes et les petites routes et c'est ce qui fait l'intérêt à la préparation du Ballon de Servance, on peut en faire beaucoup, s'enfiler quelques gros pourcentages, c'est la surprise quand on arrive dessus et quand la pente est moins rude, s'accorder une pause, regarder la faune et la flore, s'extasier devant un animal au milieu de la route, il y en a et çà peut surprendre, tout cela réuni le Ballon de Servance devient un lieu privilégié sur une petite période et se faire un week-end pas cher.