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Il y a la possibilité de monter à la Cime de Coma Morera soit par la route, soit par un chemin soit par la France ou l'Espagne et comme la route, au départ de Osséjà petite ville de France dans le département des Pyrénées Orientales (66) est une aventure à elle seule, le choix de faire cette montée et cette descente fut retenu, un choix de curiosité, un choix ou l'on se pose des questions aussi bien avant d'y aller qu'après, un "2000" d'exception, un "2000" qui devient une évidence une fois fait.
Le Panneau "Route Forestière" met dans l'ambiance car c'est bien une route aussi bien, là, au départ de Osséjà qu'au sommet 1000 mètres plus haut, à la Cime de Coma Morera. Une route pas bien large, une route en à peu prêt bonne état pour une route forestière, une route sauvage, une route ou les coureurs du Tour de France et de la Vuelta n'iront pas.
C'est une route pour les chasseurs de cols, celles et ceux qui ne s'épanouissent qu'au-dessus des 2000 mètres et pour l'aventure car la Cime de Coma Morera est une aventure de 14 kilomètres ou de 20 kilomètres
14 kilomètres à 7% ou 20 kilomètres à 5%, ce peut être un choix soit pour rallonger le plaisir ou pour se rajouter de la difficulté. La variante se situe dans un lacet au tiers du parcours pour rejoindre le Col de Pradelles et faire la montée plus souplement et entendre les oiseaux au-dessus. La route reste la même, c'est boisé et tellement calme que l'on oublie l'effort.
Par la route directe il y a des replats, de gros pourcentages et les animaux se font discret, elle est pas possible cette partie et comme cela continue à la jonction des deux routes, la directe et celle du Col de Pradelles, on continue à 7% et le passage à 2000 mètres se fait sentir. La végétation s'atténue et disparaît, le vent se fait entendre puis sentir de plus en plus fort.
La veste thermique est obligatoire même en été, même en montée parfois. Si on entend rien pendant la route direct, là, plus le sommet arrive, plus le son du vent se fait présent. Il peut y avoir des voitures qui sont sur le parcours et même des 4X4, logique, elles sont sur leur terrain, çà participe à l'ambiance, on oublie jamais que l'on navigue dans un 2000 atypique.
Des enclos, au sommet notamment, un dôme que cette fin d'ascension, des Espagnols qui n'ont rien de différents des Français qui montent, ce sont des habitués de ce genre d'ascensions, çà se voit au premier coup d'oeil, quand on arrive en haut la satisfaction se fait sentir sur chaque visage.
Etonnement, quand on voit les vaches on sait que l'on n'est pas loin de la fin, certaines regardent le cyclos, c'est impressionnant et çà fait toujours son effet surtout qu'il n'y a pas de clôture.
La borne "504" il faut la toucher, c'est le panneau de col, c'est la frontière, elle apparaît comme mythique et comme photo obligatoire et même si on se sent bien en haut, il faut partir, le vent à entouré le cyclo, la température du corps est descendue en flèche et tout ce qu'il y a autour, même pour les habitués des hauts sommets, devient enivrant. Revenir prendre des photos est la seule alternative car après la montée, il y a la descente ou le choix de se rallonger ou pas peut se poser.
Il y a la Borne "504", les vaches, les montagnes pas loin, les vues plongeantes, l'Espagne et le chemin qui y mène, une vue à 360° des plus chaleureuse. La Cime de Coma Morera s'apprécie pour la nouveauté qu'elle propose, on peut se sentir seul, on peut se sentir entouré, on est à 2205 mètres et l'effort continue, l'aventure continue, la descente se fera avec la veste thermique.
Ce qui est certain c'est que la tête aura tourné de gauche à droite en montant et, au début de la descente ce sera encore le cas mais pas longtemps car la petit route ne pardonne pas les écarts, il faut être concentré, 7% en descente c'est aussi dur qu'en montée, la route apparaît pas bien large et les paysages qui s'ouvrent donne envie de s'arrêter et contempler. La descente prend du temps et la vitesse sera lente.
La Cime de Coma Morera par Osséjà est une aventure, un moment inoubliable, monter et descendre par la route directe est un effort intense même pour les habitués, la variante est moins pentue mais on freine autant, elle n'est pas bien large cette route aussi.
Le côté sportif ou plus précisément défi se fait dans la dureté et 14 kilomètres c'est court pour un col de plus de 2000 mètres, il laisse un souvenir impérissable une fois fait, seule la prudence doit être retenue car cette montée demande un entraînement adaptée, une veste thermique, de bons pneus même si des pneus vélos routes classiques font l'affaire et comme les professionnels n'iront pas à la Cime de Coma Morera seule l'aventure, le sauvage et la curiosité feront monter en haut. Les chasseurs de cols iront et reviendront, en Vtt, du côté Espagnol pour continuer l'aventure.
Les images dans la tête resteront longtemps, très longtemps surtout si une vache regarde fixement monter la courageuse ou le courageux.